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Méthodes culturales

  • Safraneraie en hiver

    Le crocus sativus est une plante à floraison inversée, car à l’inverse de ces congénères, au lieu de donner naissance à des fleurs au Printemps, le bulbe de safran perd toutes ses feuilles en Juin, d’où sa classification botanique de plante à feuilles caduques, entre en phase dite de « dormance » tout l’été, pour sortir de sa léthargie fin Août, laissant émerger les premières pousses courant Septembre, pour aboutir enfin à la floraison début Octobre jusqu’à la mi-novembre, parfois au-delà.

    Cela dit, il est impossible voir divinatoire de prétendre connaitre la date de début floraison, de même que de prévoir un quelconque rendement.

    En tout état de cause, ce sont votre savoir-faire, la qualité des bulbes plantés (lors des premières années) ainsi que les conditions climatiques qui précéderont la floraison qui détermineront le résultat final.

  • Sol et bulbes

    Le crocus sativus semble pouvoir s’accommoder de tous types de sol. Mes 1ères constatations m’indiquent une préférence pour les sols argilo-calcaire, légèrement sableux et graveleux, en tout les cas légers et drainants.

    L’exposition doit être plein Sud, ensoleillée et chaude et si possible légèrement pentue. Les sols excessivement pourvus en sable sont à éviter, car trop peu fertiles. Ceux trop argileux également pour des raisons de stagnation de l’eau qui pourraient faire pourrir les racines des bulbes de safran, voir les bulbes eux-mêmes.

    Le pH ou Potentiel Hydrogène, qui détermine ici l’alcalinité ou l’acidité d’un sol, doit être maintenu à la neutralité soit pH 7.
  • Fleur de safran

    Les futures parcelles devront être labourées ou roto bêchées en Automne ou au début de l’hiver. Inutile de travailler le sol trop profondément, cela détruit les horizons écologiques, contribuant ainsi à détruire les micro-organismes responsables de la fertilité des sols.

    Au Printemps, après l’action physique du gel et du dégel sur l’ensemble du volume de terre travaillé, il faut prévoir 1 à 2 passage avec un outil rotatif à dents droites, afin d’émietter au maximum le sol sur une profondeur de 20 à 30 cm sans créer de semelle de labour.

    La parcelle est prête à recevoir les bulbes de safran (crocus sativus).

  • Fleur de safran

    Sept à huit mois vont s’écouler entre la préparation hivernale du sol et l’apparition des premières pousses émergentes.

    Durant cette période la difficulté majeure est la gestion des adventices… ce que les profanes nomment vulgairement « la mauvaise herbe ». Petite parenthèse pour insister sur le fait qu’aucune herbe n’est mauvaise. Elles peuvent devenir indésirables à une période déterminée, d’où la nécessité de gérer leur prolifération, mais dans tous les cas, elles me serviront d’éléments bio-indicateur de la vie du sol, de ses imperfections et ainsi des corrections diverses à y apporter.

    L’utilisation d’herbicides chimiques restent la solution de facilité… détruire ce qui dérange la culture en place… ! Cela ne correspond pas à mon état d’esprit … !

    Je ne m’étendrais pas sur les conséquences écologiques désastreuses causées par ce genre d’agriculture depuis le début des années 60. Heureusement, de nombreuses études, plus ou moins médiatisées, ayant pourtant aboutit à de multiples constats édifiants quand à l’impact de ces méthodes sur le fragile écosystème, semblent tout de même exercer un début de prise de conscience chez le consommateur existant ou potentiel.

    De nombreuses alternatives à la chimie peuvent être appliquées, certes avec plus ou moins de succès selon les méthodes et surtout les conditions d’application, mais l’essentiel d’une quelconque initiative écologique doit consister à réguler plutôt que de détruire.

    Dans mes safranières les adventices sont régulées dés le stade plantules par un griffage superficiel du sol, manuel ou mécanique. Il est tenu compte également des positions lunaires et planétaires par rapport aux constellations. Nous entrons là dans le domaine de la bio-dynamie. Cependant aucunes règles strictes ne s’imposent. A chaque lieu… à chaque plante… à chaque circonstance… à chaque individualité… sa propre méthode… !

    Une certitude reste immuable… Nos ancêtres agriculteurs-éleveurs-cueilleurs, nomades ou sédentaires… savaient commettre les bons gestes agricoles… les actes essentiels à leur survie… et dans le respect des harmonies de l’écosystème dans lequel ils évoluaient… !

    Faut-il que l’Homme Moderne soit devenu si ignorant, égoïste et prétentieux, pour ne même plus respecter l’univers dans lequel lui et sa progéniture respirent… !

  • Comme toutes les plantes cultivées, le crocus sativus a besoin d’une fertilisation appropriée, même si de toute évidence et pour toute culture, la valeur agronomique d’un sol est primordiale.

    Apport de fond :

    Avant toute chose l’analyse de sol est conseillée. Elle devra permettre de fournir de précieuses indications destinées à corriger les déficiences. Pour une future plantation, une fumure de fond s’impose dans la plupart des cas, sauf dans le cas d’une parcelle ayant reposé plusieurs années, et encore.

    À l’Automne et avant un travail du sol, un bon fumier de poules ou de moutons convient très bien. A défaut, un apport de compost animal bien décomposé fera également l’affaire.

    Apport d’entretien :

    • Hiver : pour une safranière en place, une fertilisation d’entretien sur la base d’un mélange organique sous forme solide ou liquide, sera évidemment préférable à un apport minéral. Ce mélange sera constitué des bases majeures N & K en fonction des exigences de la culture et de son stade végétatif.
    • Été : durant la phase de dormance des bulbes, une pulvérisation au sol d'un engrais primaire phosphoré semble devoir stimuler la pousse ainsi que l'induction florale.
  • Elle a lieu en Juillet et jusqu’à la mi-août. Pour espérer une floraison l’année 0 (année de plantation), il est souhaitable, sous nos latitudes, de planter avant le 15 Août. Un sol bien préparé et meuble sur 30 cm de profondeur facilitera l’acte. Il faut bien choisir ces bulbes (taille, origine et acclimatation) pour espérer une floraison la première année.

    Les bulbes seront placé au fond d’un sillon creusé à la pioche ou au motoculteur, un par un, le plateau du cormus dirigé vers le fond du sillon, au contact du sol.

    Les sillons seront espacés de 20 à 40 cm selon la densité souhaitée, et les bulbes seront placer tout les 10 cm au fond du sillon. Les densités idéales sont de l’ordre de 10 à 30 bulbes au m². Cette variation de densité déterminera la pérennité de la safranière.

    En effet, le Crocus Sativus est une plante qui se reproduit de façon végétative, c'est-à-dire par formation et multiplication de bulbilles sur le plateau du bulbes mère. La fleur possède pourtant des étamines et des anthères plein de pollen, dont les abeilles sont friandes, mais il n’y a pas de pollinisation. Lorsque les bulbilles grossissent dans le sol, le volume de terre exploitable par ceux-ci devient de plus en plus restreint, et ce jusqu’à étouffement des bulbes.

    À ce moment il devient nécessaire d’arracher tous les bulbes de safran de la parcelle d’origine, de faire le tri en fonction des différents calibres, de garder pour replantation immédiate les plus gros bulbes qui constitueront la future safranière, et de planter en pépin